dimanche 13 mars 2016

5 ème jour 11.03.2016
















Voici déjà notre 5ème jour de randonnée. Que la semaine passe vite.  Mais je crois que Cécile nous a gardé le meilleur pour la fin. Elle nous a prévu un dénivelé de plus de 600 m.

Nous prenons la direction d'un petit hameau situé après Château-Queyras. Ce château moyen-âgeux date de 1301 et fût fortifié par Vauban. Mais nous devons poursuivre car notre but c'est le petit hameau de Souliers à 1830 m que nous approchons par une toute petite route en lacets. ( ça ne s' invente pas).



Notre destination sera la crête de la Glaisette,  face au col du Tronchet.






Nous apprenons pendant notre marche à reconnaître sur la neige fraîche les traces laissées par la faune sauvage. Ainsi donc, voici celles du chamois,  reconnaissable par ces deux ongles enfoncés dans la neige. L'entaille étant très affûté permet de le différencier de l'empreinte laissée par un bouquetin moins agile sur les rochers et par conséquent plus plate.


Plus loin, c'est  celle laissée par un renard. Nous voyons très bien les coussinets et les traces forment un zigzag permanent, comme une marche hésitante.


Voici celle reconnaissable de l'écureuil,  bien particulière.


du Tétra lyre, très légère.Tétras-lyre


Quant au lièvre variable, appelé Mr Blanchot ou Blanchon, de couleur grise l'été, mue en blanc l'hiver pour s'adapter à son milieu. Il est plus ramassé qu'en plaine,  ses oreilles plus courtes et ses pattes plus épaisses faisant office de raquettes, afin de s'adapter à son milieu. Ses traces forment un Y sur le sol.
lièvre variable


Nous voyons également à proximité des petites crottes bien rondes qui passent du sombre au clair à chaque recyclage qu'il en fait. Eh oui, un écolo avant l'heure ce lièvre,  il y trouve les nutriments nécessaires non encore absorbés et rares pour lui dans ce territoire pour le moins hostile.

Ces sciences naturelles expliquées sur le terrain, tout au long de nos marches, rendent ces cours très vivants et Cécile sait nous ouvrir les yeux sur un Queyras sauvage où grouille une faune extraordinaire.



Qui eut cru un jour qu'en lisant dans les crottes, on pouvait connaître son propriétaire. 
Si elles sont longues et contiennent du poil, il s'agit d'un carnivore.

Si elles sont rondes, il s'agit d'herbivores. 

Si elles sont plutôt blanches, il s'agit d'oiseaux.

Nous nous mettons à rêver que nous pourrions presque arriver à connaître la couleur de leurs yeux.

Mais continuons à grimper toujours d'un pas lent pour ne pas s'asphyxier.




Nous progressons en pente très raide parmi les mélèzes et en arrivant en haut de la crête, quel point de vue splendide : La crête du Jaillon, la dent du Terrier, la barre des Écrins, le col d'Izoard.




Nous voyons de près les roches brunes que nous avons aperçu lors d'une précédente randonnée. C'est l'occasion aujourd'hui de réviser notre géographie.






Derrière nous,  nous apercevons  les vallées  que nous avons foulées,  avec le Monté Viso, la croix de Curlet et St Véran à ses pieds. Nous révisons ainsi notre géographie de la semaine.





Nous longeons cette crête jusqu'au sommet et une fois de plus nous apprécions le panorama à 360 degrés que nous avons sur l'ouest du Queyras.

Nous sommes au dessus du village d'Arvieux qui se blottit dans la neige autour de son église. Nous avons atteind 2400 m.

Après le repas, Cécile nous offre un bon petit alcool d'angélique fait maison. Celui-ci nous aidera à faire les fous en redescendant dans la poudreuse à travers les mélèzes.





Cette fois nous rentrons, car tout a une fin. Direction le centre de vacances de Vars pour profiter d'une bonne raclette locale et d'une soirée dansante. Oublié le régime pour être léger sur la neige.

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